Expositions 

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Alexandre Hariri – Janvier 2020 au Café Libro

Jeune artiste autodidacte travaillant et vivant à Strasbourg depuis un an et demi, j’utilise la peinture comme un moyen de laisser des fragments de moi-même qui seront réappropriés au fil du temps par l’oeil des curieux et curieuses.
Au moment où j’imagine une peinture que je souhaite réaliser je fais attention à toujours garder un champ d’interprétation qui sera différent de l’histoire que je raconte. Dans ma démarche, j’accepte que mes œuvres m’échappent même si j’y ai caché des éléments très personnels. L’importance que je mets à peindre des détails dans mes œuvres vient en partie de la volonté d’inviter l’oeil curieux à prendre le temps de découvrir et redécouvrir mes peintures une par une dans un moment suspendu.
Cependant toutes mes peintures suivent un fil rouge qui alimente mon inspiration.
Je fais un parallèle entre notre civilisation moderne et le règne des dinosaures. On pense souvent que leur disparition est plus ou moins brutale. Mais on sait aujourd’hui que les dinosaures étaient sur le déclin et qu’ils auraient fini par s’effacer au fil du temps. Les raisons sont multiples, mais si les seuls qui ont réussi à évoluer en oiseaux étaient de petits dinosaures, c’est en partie parce que la taille monstrueuse de certains était devenue leur principal point faible. Pour nous, c’est la même chose : nous sommes trop gros pour ce monde, nous devons nous adapter pour perdurer.
À partir de ces idées, je questionne le rapport à notre humanité en tant que civilisation, autant que notre rapport à la transmission et l’importance que nous mettons dans les choses qui nous entourent et nos actes, le tout face à la nature et au temps qui seront toujours plus forts que nous.
C’est de cette fusion entre la recherche du beau dans la libre interprétation de chacun-e, du fil rouge de mon inspiration et du rapport au temps et à la transmission que je développe dans mes tableaux, que je considère mon travail comme une entité hybride, indépendante, fusion venant de mon imagination et de l’interprétation d’autrui. Autrement dit, une chimère.

Alexandre Hariri

 

Paule Brun – Octobre 2019

«Mon univers est fortement inspiré par la nature.
A travers la réalité, je cherche à décupler les formes et matières de notre environnement naturel en déployant ses éléments. Redonner une nouvelle place au vivant est mon aspiration première. Sans volontairement passer par l’intention humaine, mon imaginaire rencontré en avant une nature nouvelle et envahissante, entrainée dans un tourbillon lancinant. Ces vagues interminables rassemblent les êtres vivants en une seule et même entité transformée en une autre forme de la nature.
Par souci du détail et aidée de ma plume, j’aime travailler avec finesse chaques fragments de l’oeuvre, et créer un ensemble mêlant curiosité et réalité. »Paule Brun

Exposition du 3 octobre au 5 novembre
Café Libro 7, rue de la Course – Strasbourg

Vernissage le 3 octobre à partir de 18h30

Alexander Izquierdo

Alexander Izquierdo Plasencia (1978):
Izquierdo est né et vit à La Havane. Diplômé de l’Académie des Beaux-Arts San Alejandro ; peintre et illustrateur, il vient à la BD lors d’un atelier dispensé par Etienne Schréder à la Havane en 2009. Dès lors, il ne cesse de travailler et de publier. D’abord dans les albums collectifs réalisés par le groupe de nouvelle BD cubaine «Laboratorio». Ensuite aux éditions «Mosquito», avec deux albums. Sans compter un passage remarqué de deux planches dans «Le Monde Diplomatique – Manière de Voir # 155» en octobre 2017; ni ses participations à «Kronikas», le magazine réunissant BD et patrimoine.
A ses débuts, le dessin vigoureux de Izquierdo est influencé par le comics US. Depuis, son noir et blanc acquiert un caractère de plus en plus personnel, sans concessions. Son sens du découpage allié à une élégance graphique et narrative fait merveille, qu’il travaille en solo ou avec des scénaristes.

Le vernissage sera suivi d’une rencontre avec Duchy Man Valdera, scénariste de l’album “Rosa de la Habana”.

Inframondes

Cette série de dessins graphiques fait penser à une écriture personnelle, où l’auteur à l’aide des superpositions de traits donne à voir différentes formes de vie. Ces dernières peuvent apparaître ou disparaître aussitôt suivant la connectivité avec un “monde antérieur”, mettant ainsi en évidence une sorte de compréhension avec soi-même.

Le travail de l’artiste semble parfois incompréhensible, avec un langage mystérieux qui exprime un rythme qui par sa musicalité se constitue de silence et de lumière. Dans ses recherches, l’artiste essaie d’entreprendre un dialogue avec le spectateur ; dialogue proposant un chemin pour arriver dans un univers passé ou imaginaire dont le réel et le reflet s’unissent.

Grâce à l’expression picturale unique de ces dessins, nous pouvons échapper aux archétypes de notre mémoire visuelle. Ainsi, par son interprétation sensible, l’artiste entraîne notre âme dans l’inframonde, où selon Paul Valery “nous avons des propriétés et des puissances inconnues[…], que nos sens n’étaient pas faits pour percevoir”. (Valéry, Variété [I], 1924, p. 132).

Texte de Arina Smutok ,2018

Quintapenas

Vernissage de l’exposition Quitapenas, une sélection des illustrations faites par Marthe Mosser qui nous dévoile ainsi une partie de son univers le plus intime.
«Comme ces enfants qui confient le soir avant de se coucher peines et secrets à leurs petites poupées,« Los quitapenas », dessiner dans son cahier intime angoisses et rêves…» Claire Marie Brolly

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